Jean Levi, La Chine romanesque. Fictions d’Orient et d’Occident

Abordant le roman chinois par le détour de nos propres traditions littéraires, Jean Levi innove doublement : d’abord, en proposant, pour la première fois, une réflexion d’ensemble sur l’univers romanesque chinois ; ensuite, en initiant le lecteur à une approche comparée du romanesque en Chine et en Occident.

Le romanesque suppose une vision du monde, une conception du temps et de l’espace. La mort et l’amour s’y trouvent inexorablement enchevêtrés à des aventures mystiques et érotiques.

C’est en nous « racontant » d’innombrables fictions d’Orient et d’Occident que l’auteur propose de repenser ces catégories, si évidentes pour nous, mais qui ne le sont plus de la même manière au miroir de la Chine : l’Histoire, le Mythe et la Littérature.

Jean Levi, sinologue et romancier, invite le lecteur à le suivre dans ses voyages entre La Chine romanesque et les grandes œuvres littéraires de l’Occident : Dante, Boccace, Cervantès, Shakespeare, Goethe, Balzac, Flaubert, Tolstoï, James, Proust, Nabokov, Borges

Un livre érudit, sans doute, mais qui, par l’intensité des questions posées, dépasse le champ des études chinoises puisque, fidèle à son projet d’écrivain, l’auteur s’interroge autant sur les sources du romanesque chinois que sur les fondements de la littérature occidentale.

464 p., janvier 1995 – EAN 9782020217934

Lévy André, « Jean Levi, La Chine romanesque. Fictions d’Orient et d’Occident« , L’Homme, 1996, tome 36 n° 137 (Chine : facettes d’identité), p. 227-229 (Lire l’article en pdf)