
Comment parler d’amitié, raconter cette autre famille que l’on dit choisie et qui permet d’inventer de nouvelles formes de vie ? La narratrice part à la recherche de son histoire et explore la multiplicité des liens à l’œuvre dans son existence.
Traversé de photographies inédites provenant d’archives queer, ce livre est une histoire subjective de l’amitié, une tentative pour dire la puissance politique de ce sentiment et sa force de réinvention.
Le récit puissant et sensible d’Hélène Giannecchini interroge plus largement la question de la filiation : comment se composer une généalogie alternative, sauver de l’oubli les vies que la mémoire majoritaire dédaigne pour s’inscrire dans une histoire non plus seulement intime mais collective ?
Car l’enquête menée ici est aussi destinée à d’autres : « Je me dis que, quitte à s’inventer de nouvelles histoires de famille, autant les mettre en commun. »
Parution le 30 août 2024

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Presse :
• Alain Nicolas, »On rentre, et c’est avec Un désir démesuré d’amitié d’Hélène Giannecchini. Essai, récit, roman? On n’arrive pas à se décider, et d’ailleurs c’est inutile tellement ce livre est puissant. C’est dans l’Huma du 29 » :
L’Humanité, 29 août 2024 :

• Jean-Philippe Cazier, « Se dire, nous dire », Diacritik, 30 août 2024 : l’autrice « comme possibilité subjective, éthique, politique : En quoi l’amitié peut-elle être la condition d’un rapport aux autres et à soi ? En quoi l’amitié peut-elle être la condition d’un autre mode de vie ? En quoi l’amitié peut-elle être la condition d’une forme d’agir politique ? »
• Tiphaine Samoyault, « Extension du domaine de la famille », En attendant Nadeau, 31 août 2024 : « Parce qu’elle prend le temps de regarder très longuement les images et de passer des jours entiers dans des archives, Hélène Giannecchini ne donne jamais l’impression de s’approprier les histoires des autres. « La littérature ne doit pas se servir de l’archive comme d’une réserve de vies à disposition, mais plutôt collaborer avec elle, se glisser dans les silences, coudre entre eux des éclats de vie parfois épars pour recomposer un récit et réparer nos mémoires tronquées. » Cette qualité d’attention tient à mon sens à une autre raison, qui sont les ressources mobilisées pour écrire sur l’amitié : la recherche, la sensibilité aux vies fragiles, s’allient à l’imagination qui donne une dignité à ce qui est vraiment oublié dans l’histoire et permet de parler des liens qui n’ont pas de nom. »
• Jean-Philippe Cazier, en entretien avec Hélène Giannecchini dans Diacritik, 2 septembre 2024.
• Marie Richeux, Bookclub, France Culture, 4 septembre 2024, « Repenser l’amitié à la lumière de nos héritages queer, avec Hélène Giannecchini ».
• Delphine Edy, « Réinventer les liens de filiation pour tenir ensemble« , Collatéral, 6 septembre 2024 : « En cette rentrée littéraire 2024, Hélène Giannecchini signe, avec Un désir démesuré d’amitié (Seuil), une petite révolution dans le paysage de la littérature française contemporaine, en faisant le choix de renouveler le récit de filiation, une forme littéraire consacrée par le Prix Nobel décerné à Annie Ernaux en 2022.«
• La 20e heure, France Inter, Eva Bester, 10 septembre 2024, écouter ici.
• Maze Magazine, Marie Viguier, 11 septembre 2024, Lire ici.
• Le Nouvel Obs, Elisabeth Philippe, 12 septembre 2024, « On tourne ainsi les pages de ce livre composé de photos et d’archives, à la fois intime et ouvert, comme on le ferait d’un album de famille d’un nouveau genre, hybride et accueillant. Le « désir démesuré d’amitié » qui donne son si beau titre à ce texte, devient irrémédiablement le nôtre. » (Lire l’article ici)
• Libération, Virginie Bloch-Lainé, 12 septembre 2024, « Un désir démesuré d’amitié fait songer aux Argonautes de Maggie Nelson parce que s’y mélangent récit intime et théorie politique, souvenirs personnels et notes de lecture ».
• Festival Extra!, Centre Pompidou, 12 septembre 2024


• Eric Loret, AOC, 13 septembre 2024 : « Le genre est la non-fiction narrative. C’est-à-dire avec un peu d’autofiction dedans : une narratrice qui parle de ses amies, de la mort de son père, de la meilleure manière de construire un abri à moutons, de la lumière du soleil sur la table de travail. Mais en fait, non, pas d’autofiction, puisque la croyance au récit n’est pas en jeu. Plutôt une auto non-fiction de tout le monde ?
Ce qui frappe à l’orée de ce Désir démesuré d’amitié (et il vaut mieux, en effet, ne pas mesurer l’amitié, sinon elle marche moins bien), c’est que – comme nombre d’auteur·ices de sa génération – Hélène Giannecchini, 37 ans, écrit en « nous » plutôt qu’en « je », qu’elle retrace un travail collectif : « nous répétons la phrase “un désir démesuré d’amitié”, elle nous plaît et pourrait être la devise de notre séjour. Toutes nous accordons une place de premier plan à l’amitié, elle est l’un des principes organisateurs de nos existences. » (Lire l’article ici).
• Lise Wajeman, Mediapart, 15 septembre 2024 : « À la manière de Maggie Nelson dans Les Argonautes – un de ses modèles revendiqués –, Hélène Giannecchini pratique une forme d’autothéorie : elle mêle à l’histoire de sa vie des extraits de lecture, des amorces de fiction, des réflexions, des commentaires de photographies ». « l’enquête que mène Hélène Giannecchini est pleine de silences, qui sont comme une éthique de son écriture : il s’agit de donner à voir ces personnes marginales, dont les vies, parce qu’homosexuelles, ont été tues, tout en observant leur place singulière, en respectant le caractère fragmentaire de ce qui nous est parvenu, toujours mêlé de secrets, d’omissions » (Lire l’ensemble de l’article ici)

• Le Monde des livres, Amaury da Cunha, 19 septembre 2024, « Histoire d’un livre » :

• Coup de cœur Librairie Albertine, New York et article de Miriam Bridenne, 22 septembre 2022 (Read here) : « Adopting the form of an intellectual journey, progressing from recollections to readings, conversations and analysis of works, Un désir démesuré d’amitié is an unstoppable way of inviting readers into an inclusive revolution which would benefit us all: “homosexuality enables us to create other links, to create new categories, to question certain borders, to soften certain rigidities. what is formed here could be of use to all.”

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• 26 septembre, Le Vif, Marcel Ramirez

• Mediapart, L’Esprit critique, 20 septembre 2024
• Radio Campus Paris, « Hélène Giannecchini, Queerer l’amour« , 4 octobre 2024

• 8 octobre 2024, Marie Sorbier et Pierre Benetti, France Culture, « Les midis de culture ». « L’amitié comme une réflexion de société » (Écouter ici)
- Marie Sorbier : « J’ai été éblouie par ce livre, au sens premier. Il m’a apporté beaucoup de lumière dans en m’ouvrant des portes dont je ne soupçonnais pas l’existence. Le récit est d’une limpidité folle, extrêmement riche. Hélène Giannecchini donne des clés pour comprendre le monde. Elle nous présente l’amitié comme la position structurale d’une société et fait de son ouvrage un grand plaidoyer pour une amitié au sens très large, une amitié qui va jusque dans les luttes. Et tout cela est fait avec une grande délicatesse, une intelligence merveilleuse.«
- Pierre Benetti : « Il y a un effet de clarté tout au long de Un désir démesuré d’amitié. Hélène Giannecchini nous ouvre son questionnement par un récit d’une habilité folle dans lequel elle tisse sa propre existence, sans pour autant tomber dans une autobiographie permanente. L’autrice se refuse d’ailleurs à tout effet de surplomb ou d’autorité. Là où j’ai été le plus touché, c’est de voir qu’Hélène Giannecchini, dans son livre, réfléchit à un droit au récit, notamment pour les existences qui n’ont pas pu l’avoir de leur vivant. Je pense que c’est un livre à mettre dans beaucoup de mains parce qu’il donne de véritables pistes de réflexion, pas du point de vue d’un essai théorique, mais plutôt sous forme de questionnements. »
• Choix des Libraires, La Grande Librairie, France 5, le 9 octobre 2024. Soazic Courbet, Librairie L’Affranchie Lille :
• Octobre, Le Matricule des anges :


18 octobre 2024 : Maison de la poésie (ici vidéo de la rencontre et photographies)

• La Tribune dimanche, 27 octobre 2024 :

• RTBF, Dans quel Monde on vit, Hélène Giannecchini : « L’amitié est une manière de lutter contre l’atomisation de la société ». « L’amitié me protège, augmente ma puissance d’action, mon désir, mon intelligence » : c’est ce qu’affirme l’écrivaine Hélène Giannecchini. Que peut l’amitié ? Que permet-elle d’inventer ? Quelle est sa dimension politique ? Quelles sont les conditions matérielles nécessaires pour qu’elle puisse se déployer ? Voilà quelques questions que nous creusons avec cette passionnée d’archives et de photos. Hélène Giannecchini est notre invitée.
• L’Echo.be, Léa Dornier, Hélène Giannecchini: “L’amitié est un sentiment politique”, 30 novembre 2024 : « Et si l’amitié était la révolution que nous attendions? C’est en tout cas l’impression laissée par le livre d’Hélène Giannecchini, et elle procure un bien fou. Mêlant récit intime et théorie politique, l’autrice pioche dans ses souvenirs personnels et dans des centres d’archives queers (relatives aux minorités sexuelles et de genre) pour créer un dialogue constant avec des œuvres qui inspirent son propos. « Un désir démesuré d’amitié » donne vie à des points de vue théoriques par le biais de personnages mis en scène dans des moments de la vie quotidienne, ce qui rend l’ouvrage intelligible et puissant. »
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Première sélection Prix Femina Essais.
Première sélection prix Décembre 2024.


• France culture, « Le Cours de l’histoire », Xavier Mauduit, 26 septembre 2025, avec Hélène Giannecchini et Antoine Idier
