La Grande Conspiration Affective, thriller théorique de Romain Noël, part d’un double effondrement, personnel (une rupture amoureuse) et collectif (la crise écologique). Le livre propose un dispositif littéraire pour « en sortir » : le narrateur enquête sur les méthodes et travaux d’artistes contemporains, il convoque lectures et réflexions afin de reprendre pied. Au fil de ses rencontres, il entend parler d’un manuscrit perdu et d’un groupe mystérieux, la Grande Conspiration Affective, une société secrète qui l’intrigue tout autant qu’elle l’attire.
La GCA rend leur pouvoir aux larmes et à la sensibilité contre un système qui ne valorise que la force et l’exploitation.
Elle propose une manière alternative d’habiter le monde, soucieuse de la planète et de toutes celles et ceux qui l’animent : plantes, bêtes et entités terrestres, mais aussi ancêtres, fantômes et corps interstellaires.
En quoi l’art et la littérature permettent-ils de résister au désastre annoncé ? Appel à renouer avec le vivant, avec nos affects et émotions, ce thriller théorique articule une première partie réflexive à une seconde partie constituée de 222 fragments narratifs numérotés. On peut opter pour un parcours linéaire comme pour une lecture plus vagabonde, en choisissant l’une des bifurcations possibles suggérées à la fin de chaque fragment.
Le désir de vivre, écrire et lire autrement est au cœur de ce roman d’aventure, d’une originalité renversante.
En librairies le 11 octobre 2024
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31 octobre 2024 : Sean Rose évoque La Grande Conspiration affective, le « page turner » de Romain Noël, un « énorme talent » dans le podcast de Lauren Malka Livres Hebdo. Un « cabinet de « queeriosité littéraire », ajoute Lauren Malka (écouter ici, à 27:50).
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Diacritik, Julia Simon, 4 novembre 2024 (Romain Noël, « La GCA est arrivée dans ma vie à la fois comme une histoire et comme une réalité ») : « Fermant le livre, proprement ensorcelée, on se demande (…) si Romain Noël n’a pas, dans ce premier roman sidérant, inventé le queer comme forme littéraire, le trouble comme récit — soit un refus absolu des normes, genres et cadres qui ne se décrète pas mais s’énonce par la pratique » (Lire ici).
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Télérama, 13 novembre 2024
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• Le Monde des livres, 21 novembre 2024

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• 23 novembre 2024. « Un événement littéraire absolu » – Romain Noël invité de Mauvais genres sur France Culture, « Mélancolie des corps en guerre » : la GCA, « véritable apocalypse intime, offre une méditation romanesque et tragique, poétique et philosophique, sur une rupture amoureuse et sur la crise écologique actuelle. »
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• 30 novembre 2024, Claro, Le Clavier cannibale : Un « gai savoir » : « en écrivant ces étranges confessions (imaginez Rousseau rhabillé par Preciado), l’auteur s’est lancé dans une entreprise qui n’eut jamais d’exemple mais, espérons-le, aura des imitateurs ».
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« On n’a pas tous les jours la chance de rencontrer un véritable contemporain : quelqu’un de vraiment sensible à l’époque, comme à tous les temps qui s’y agrègent, avec qui vous avez la sensation exacte de coïncider. Romain Noël est assurément de cette espèce. » Emmanuel Tibloux, AOC, 3 décembre 2024
• Diacritik, 11 décembre 2024, Jean-Philippe Cazier (Lire ici) : « Le livre produit du sens, il est un monde où ce sens est réalisé, il est une pratique qui participe à la production de ce sens. Le but n’est pas de représenter le monde, un état du monde qui serait traduit par et dans le langage et le livre – comme une réalité extérieure au langage serait traduite dans et par celui-ci –, mais de produire un nouveau sens du monde et de réaliser ce sens par et dans le livre. Plutôt qu’un livre-représentation, un livre-machine ou agencement, un livre-multiplicité, nomade, un livre de voix et de points de vue pluriels, un livre ouvert et, à sa façon, collectif. (…) D’une façon qui pourrait rappeler le mouvement qui anime la déconstruction de Jacques Derrida ou celui de l’agencement de Gilles Deleuze, Romain Noël se saisit des genres (essai, fiction, enquête, etc.) et les distord, les rend poreux les uns aux autres, les agence différemment, défait leur identité pour, par leur mise en relation inédite, créer des rapports neufs comme des « identités » nouvelles qui contestent leur statut d’identité puisque chaque chose est en même temps autre chose, « toute chose est autre chose », comme l’écrivait Henri Michaux. »
• Le Matricule des anges, janvier 2025, Christine Plantec :

