« Démocratie et vote sont indissociables : un couple inséparable qui, malgré la diversité qu’il autorise, reste le fondement de notre exercice politique premier. La culture numérique, on ne cesse de le répéter, modifie d’une manière inédite le paysage socio-politique de nos sociétés ; elle fragilise les intermédiaires classiques et invite les autorités comme les citoyens à imaginer un nouveau modèle du politique. Malgré cette actualité, on a rarement posé la question du rôle et du statut du vote électronique. Pourtant la question est importante, voire urgente. Les essais rassemblés par Laurence Favier dans ce volume du Genre humain le montrent. »
Milad Doueihi
« Le vote électronique pourrait introduire davantage qu’une nouvelle liturgie de l’élection : au-delà de la controverse technique, ce sont des catégories conceptuelles dont il s’agit de débattre, celles qui ont défini le vote comme mode de décision, en particulier le vote confidentiel comme expression démocratique. Lire la suite
La contradiction paraît évidente entre le devoir d’obéissance aux lois, dans un système juridique donné, et le droit éventuel de désobéir à ces mêmes lois. Le juriste s’interroge : à partir de quel degré d’iniquité y a-t-il un « droit de résistance à l’oppression »? Et ce droit, serait-il alors « un droit contre le droit » qui autoriserait, par exemple, un devoir de résistance du fonctionnaire ? Y a-t-il un principe juridique, d’ordre constitutionnel, qui peut garantir le droit et le devoir de dire non à l’arbitraire, à la violence tyrannique, à l’oppression? Y aurait-il une légalité de l’insoumission?