Amos Reichman, Les morts de Raoul Villain

Sur la façade du Café du Croissant, rue Montmartre, à Paris, une plaque rappelle qu’« ici le 31 juillet 1914 Jean Jaurès fut assassiné ». Son meurtrier, Raoul Villain, acquitté en 1919 du crime qu’il revendiquait, s’est échoué à Ibiza, où il a été tué en 1936, dans des circonstances troubles.
Pourquoi a-t-il tué Jean Jaurès ? Pourquoi fut-il acquitté ? Pourquoi est-il mort ?

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Jean-Christophe Cavallin, Kong Junior

À l’horizon de la lagune vénitienne se profile Poveglia, une petite île perdue. Elle abrite les ruines d’un ancien asile. Lorenzo Kiesler prétend qu’il est le petit-fils de King Kong, mort là-bas, au milieu des aliénés. Lorsque la Mostra programme une soirée en l’honneur du King Kong de 1933, Lorenzo y voit l’occasion de venger son grand-père. Lire la suite

Olender et Perec en duplex : hommages, témoignages, exégèses (colloque université d’Anvers)

Georges Perec (1936-1982) jouit aujourd’hui d’une visibilité tacite mais considérable, et ce, grâce à ses biographes, spécialistes et traducteurs qui continuent à mettre en lumière son œuvre, y compris les publications posthumes. Moins connu est le fait que l’un de ses éditeurs, Maurice Olender (1946-2022), non seulement est né et a grandi à Anvers, mais qu’il a su, tout comme Perec, donner forme et substance à une pensée intellectuelle, philosophique et humaniste, à contre-courant : celle de “la littérature et la critique après la Shoah”. Lire la suite

Vincent Debaene, La Source et le Signe. Anthropologie, littérature et parole indigène

Vincent Debaene, La Source et le Signe. Anthropologie, littérature et parole indigène

Comment entendre la parole de l’autre ? Comment la faire entendre ? L’anthropologie, en France, ne s’est pas construite dans un dialogue avec la parole « indigène ». Elle a réifié un discours, certes suscité et recueilli, mais réduit à la fonction de document à compléter (il est source) ou à interpréter (il est signe). Catégorie coloniale ou notion théorique, l’« indigène » est dans tous les cas objet de discours et non sujet d’énonciation. Lire la suite

Maurice Olender, Priape. Le phallocrate impotent

Maurice Olender, Priape. Le phallocrate impotent

Maurice Olender met son érudition au service de son art du récit pour retracer l’histoire d’« un petit dieu que les Anciens ne cessaient de confondre avec d’autres divinités qui lui ressemblaient. Tous avaient le membre viril en érection » : Priape, ce dieu mineur et inconvenant, apparu à l’aube de l’ère hellénistique.
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