Le Genre humain 2019/1 : Le rêve des formes. Art, science, etc. (n° 60)

Une œuvre d’art est, presque toujours, l’œuvre d’un artiste, même s’il s’agit d’un« ready made », et celui qui la perçoit le fait aussi en tant que sujet. Ce qui rend toute œuvre d’art inépuisable. C’est même peut-être à cela qu’on la reconnaît. On ne voit, lit, entend jamais deux fois la même œuvre.
La question est différente pour les scientifiques qui, depuis Galilée et le « grand livre de la nature écrit en langage mathématique », déchiffrent ledit livre sans que le sujet n’intervienne autrement que par son habileté de déchiffreur. La vérité est dévoilée et existe indépendamment du sujet qui la dévoile puisque c’est la nature qui se dévoile. L’allégorie a traversé le XIXe siècle et reste bien vivante. Même si, on le constate très souvent, le voile montre parfois plus que le dévoilement. Alain Prochiantz Lire la suite

Le Genre humain 2013/1 : Alain Fleischer écrivain (n°54)

Depuis sa création, la revue Le Genre humain a publié plus d’une quarantaine de numéros thématiques. Peu de volumes ont été consacrés à l’œuvre d’un auteur : Charles Malamoud, Jacques Le Brun et récemment Jean-Pierre Vernant. À ces trois savants succède aujourd’hui un artiste dont l’œuvre a pu surprendre la critique par son ampleur, par sa dynamique plurielle. En effet, cinéaste, plasticien, photographe, écrivain, auteur de romans et d’essais, Alain Fleischer collabore aussi régulièrement à des projets de l’architecte Jean Nouvel. Qu’il soit fondateur et directeur, depuis sa création en 1997, du Fresnoy-Studio national des arts contemporains, une institution dédiée à la création artistique audiovisuelle, permet de saisir autrement encore la cohérence structurelle d’une démarche en effet plurielle : institutionnelle et esthétique, politique et poétique.

 

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La Librairie du XXIe siècle, 2011

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Le Genre humain 2010/1 : Vitesses limites (n°49)

Alain Fleischer incite ici des auteurs venus d’horizons divers (philosophes, scientifiques, spécialistes de l’information, de la communication, des sciences politiques ou du cinéma) à nous livrer leurs réflexions sur la vitesse.

On connaît l’importance de la vitesse dans les technologies contemporaines, par exemple via les réseaux à haut-débit et jusqu’à cette notion de temps réel, une réalité du temps qui signifie l’immédiateté, l’instantanéité, la synchronie généralisée, en dépit des distances d’une part, mais aussi des différences de nature, entre les interactants, avec pour limites, à ce partage d’un même temps, la vitesse de la lumière ou celle de l’électricité, quelle que soit la puissance de calcul. Ce temps réel dans le transfert des données trouverait son idéal dans le transport instantané des corps vivants par téléportation – un des plus vieux mythes de l’humanité traduit aujourd’hui en hypothèses techniques. Lire la suite

Alain Fleischer, installation d’un livre de Maurice Olender : La page et le volume, le film et la bobine (2016)

Alain Fleischer, La page et le volume, le film et la bobine

Pour raconter l’origine de cette œuvre d’Alain Fleischer, un mot sur la généalogie du livre de Maurice Olender, Race sans histoire (Points n° 620, 2009). Lire la suite

La Librairie du XXIe siècle, 2008

 

Sylviane Agacinski, Drame des sexes. Ibsen, Strindberg, Bergman, octobre 2008.

Marc Augé, Le métro revisité, septembre 2008.

Hubert Damisch, CINÉ FIL, mai 2008.

Milad Doueihi, La Grande Conversion numérique, traduit de l’anglais par Paul Chemla, janvier 2008.

Alain Fleischer, Le Carnet d’adresses, août 2008.

Nadine Fresco, La Mort des juifs, octobre 2008.

Jean-Frédéric Schaub, Oroonoko, prince et esclave. Roman colonial de l’incertitude, mars 2008.

Alain Fleischer, Le Carnet d’adresses

En feuilletant un vieux carnet d’adresses, l’auteur s’efforce de dire à peu près tout ce que lui évoquent les noms de personnes dans quelques-unes de ses pages : inconnus oubliés, disparus, célébrités à peine rencontrées, partenaires d’un moment, amis de toujours. Lire la suite